Dès l’entrée, le visiteur
est plongé dans l’atmosphère d’un hôtel particulier du XVIIIème siècle : murs
peints imitant le marbre, dorures des mascarons à têtes d’Apollon en référence à
Louis XIV, rampe en fer forgée au style rocaille, qui annonçaient les splendeurs
à venir dans l’appartement d’honneur.
Ce décor
particulièrement soigné servait d’écrin à la collection de cannes d’Arturo Lopez
et à un tableau du peintre animalier Desportes, placés sur le palier du premier
étage.
La Galerie
Une Galerie, copie miniature de la galerie des
Glaces de Versailles avec ses portes en miroirs, baguettes de bronze et
pilastres corinthiens, dessert les salons du premier étage. Le marbre et le
bronze sont encore une fois évoqués par d’ingénieuses peintures en
trompe-l’œil.
Le Salon Louis XVI
La boiserie de ce
salon évoque les décors de la fin du XVIIIème siècle. En haut des panneaux, des
bouquets de fleurs au naturel tenus par des rubans noués sont caractéristiques
du style Louis XVI. A l’origine, cette boiserie était légèrement bleutée et des
colombes se tenaient sur des corniches de bronze à mi hauteur des panneaux.
Une cheminée aux jambages avec
cannelures, rosaces aux angles et bandeau sculpté à tête d’homme complète cette
référence au style Louis XVI, dont le salon tire son nom.
La
Salle à manger
Cette pièce servait de
cadre à la prestigieuse collection d’argenterie XVIII ème siècle d’Arturo Lopez,
installée dans une niche faisant face à la porte. Une boiserie de style rocaille
complétait l’ensemble.
Sur le mur de gauche, la citation latine
«Donec eris felix numerabis amicos tempora si fuerint nubila eris» est empruntée
au recueil d’Ovide, Triste, et signifie «Tant que tu seras heureux, tu compteras
beaucoup d’amis ; mais si le ciel se couvre, tu te retrouveras seul».
Le
Salon Chinois
Arturo Lopez avait un
goût marqué pour l’art d’Extrême-Orient. Pour la pièce la plus prestigieuse de
sa demeure il fit exécuter une copie d’une boiserie célèbre du XVIIIe siècle
créée pour l’hôtel du financier Antoine Crozat place Vendôme. Chaque panneau
présente des chinoiseries et des singeries, agrémentées d’animaux réels ou
fantastiques. Les lucarnes reprennent le dessin de celle de l’antichambre dite
de l’Œil-de-bœuf du château de Versailles. Dans les angles, Arturo Lopez a fait
ajouter son chiffre composé d’un A et d’un L entrecroisés.
La
chambre d’Arturo Lopez
Ce sont les Grands
Appartements de Versailles créés en 1680 qui ont cette fois servi de modèle à ce
décor, reprenant les colonnes et les marbres polychromes du salon de Vénus. La
corniche est une réplique de celle du salon de l’Abondance. A la différence de
Versailles, marbres et bronzes sont traités en trompe-l’œil. Le lit était présenté de façon royale,
derrière une balustrade et sur une estrade, sous un décor d’angelots qui
soulèvent au ras du plafond le blason d’Arturo Lopez. Au fond de la pièce, une porte dérobée permettait à celui-ci
d’accéder à sa salle de bains et à une petite pièce où il conservait sa très
belle collection de bijoux.
La Salle des coquillages
Directement inspiré
de la chaumière des Coquillages créée pour la princesse de Lamballe dans le parc
du château de Rambouillet, ce décor témoigne du goût pour les grottes à
coquillages, très en vogue aux XVIIème et XVIIIème siècles. Les équipes de
restaurateurs qui ont travaillé à Rambouillet dans les années 1950, sous la
férule d’Arturo Lopez, ont ensuite reproduit le même ensemble dans l’hôtel de
Neuilly. Parmi les plus beaux et
célèbres exemples de grottes à coquillages, se trouvent le hameau de
Marie-Antoinette à Trianon et le parc de la Folie du financier Baudard de
Saint-James, à Neuilly-sur-Seine.
La Salle des Buffets
Adjacente à la Salle
des Coquillages, cette salle dite aussi de bals en raison des fabuleux bals
donnés par le couple Lopez, évoque quant à elle le château de Fontainebleau par
un décor de figures de femmes encadrant les portes, dans la manière des artistes
Rosso et Primatice.
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